mardi 6 juin 2017

Pourquoi retrouve-t-on des gastéropodes?

Connaissez-vous le gastéropode? Il s'agit d'un petit mollusque d’eau douce, de la même famille que les escargots.

Sur un grand nombre de site de l’époque sylvicole, nous avons trouvé beaucoup d’os de poisson et des coquillages de mollusque, même en plus forte proportion que des os de gibiers, ce qui nous porte à croire que le poisson et les mollusques d’eau douce faisaient majoritairement partie de leur diète en période estivale.[1] Du moins, il est certain que c’était une partie de leur alimentation lorsqu’il pour le temps qu’ils campaient ici.

Comme c’est le cas dans beaucoup de cultures nomades et semi-nomades, les Amérindiens du Sylvicole moyen étaient probablement des sociétés généralement égalitaires. Cela ne signifie pas que les hommes et les femmes faisaient le même travail. [2] Cela veut dire surtout que leur travail avait une valeur complémentaire qui permettait d’assurer la survie du groupe. Bref, le travail de tous était essentiel. Nous savons, en nous basant sur les traditions historiques, que le travail des femmes touchait à la sphère de l’alimentation, la préparation et l’entreposage des aliments.

Il est possible que ces petits mollusques aient été péchés par les femmes du campement, puisque chez les chasseurs-cueilleurs, il n’était pas rare que les femmes participent à la pêche et même à la trappe des petits animaux.[3]




[1] Ronan Méhaut, 2015, p.77
[2] Gates St-Pierre, 2010, p.28
[3] Baillargeon, 2014, p.14

Femmes de Ville-Marie et Autochtones : les oubliés du 375e anniversaire de Montréal


Vous savez que nous célébrons les 375 ans de Montréal, n’est-ce pas ? Cette occasion est désignée pour commémorer l’histoire de la ville. C’est en effet le 17mai 1642 que Paul Chomedey de Maisonneuve et Jeanne Mance sont arrivés sur l’île de Montréal à la tête d’une cinquantaine de colons pour y fonder une première installation française sur l’île. Toutefois, nous allons voir qu’une ville comme le dit le dicton, « ne se construit pas en un jour », et surtout, ne se construit pas seul. En effet, nous oublions bien souvent qu’un grand nombre d’individus ont fait de Montréal ce qu’elle est au fil des années. Et le site que nous irons voir dans quelques instants témoigne de leur contribution. Bref, nous souhaitons sensibiliser les visiteurs du Québec et d'ailleurs à l’importance des grands oubliés du 375 anniversaire de Montréal, les femmes et les Autochtones. 

Les personnes qui ont laissé leur marque sur notre site ne se sont pas croisées dans le temps. Ils ont vécu à différentes époques, mais ils ont tout de même tous contribué à faire de Montréal ce qu’elle est aujourd’hui.  Le site archéologique qui est au coeur de la tournée découverte VILLE-MARIE, TERRE DES FEMMES témoigne du passage très ancien de gens qui ont habité l’île de Montréal bien avant l’arrivée des Européens. La visite commentée propose de voir comment le site s’est transformé avec l’arrivée de femmes marquantes comme Marguerite Bourgeoys et les premières habitantes de la colonie.    

mercredi 11 janvier 2017

La chapelle des marins et ses ex-voto



Au fur et à mesure que le port prend de l’expansion au 19e siècle, la chapelle devient un lieu de prière prisé par les marins. Les navires miniatures suspendus à la voûte de la chapelle rappellent leur foi envers Notre-Dame-de-Bon-Secours.

Voici l'histoire du premier navire miniature offert à Notre-Dame-de-Bon-Secours



À Liverpool, en 1870, les zouaves canadiens embarquent sur un petit voilier américain, l’Idaho.  C’est à bord de ce navire que les soldats du pape sont forcés d’affronter trois jours de fortes tempêtes.  Le naufrage est imminent lorsqu’un zouave du nom de Gédéon Désilets suggère d’invoquer la Sainte Vierge.  S’ils évitent le désastre, lui et ses compagnons s’engagent à effectuer un pèlerinage au sanctuaire de Notre-Dame-de-Bon-Secours afin d’y offrir un ex-voto.  Leur vœu est exaucé, les flots se calment et l’Idaho peut finalement atteindre le continent américain.  Enfin arrivés à Montréal, les zouaves sont invités à l’église Notre-Dame où près de cinquante mille personnes les accueillent en véritables héros.  Aussitôt la cérémonie terminée, ils s’acquittent de leur premier engagement en effectuant un pèlerinage vers la chapelle de Bon-Secours.  Quelques mois plus tard, ils présentent à la chapelle un bateau miniature en argent représentant le fameux Idaho.  Celui-ci est toujours suspendu à la voûte et entretient toujours une lampe votive en signe de gratitude éternelle envers Maris Stella. Encore aujourd’hui, à chaque début d’automne, la dernière compagnie de zouaves existante vient raviver le lien étroit qui les unit avec la chapelle. Par leur don, les zouaves ont inauguré une belle tradition à la Chapelle Notre-Dame de Bon-Secours, celle des ex-voto en forme de bateau.